BEST OF

Pour la première fois toutes ses plus grandes chansons

18 titres dont un inédit

 

PAROLES

CRITIQUES

INTERVIEW TV HEBDO

INTERVIEW V.S.D.

PREMIER BILAN

STAR DE CINEMA

 

 

sortie le 23 octobre 2001

 

RIEN NE S'ARRÊTE
La vie nous éloigne
Nous rend fou
Elle met des montagnes
Entre nous
On suit notre chemin
Et d'un coup
On est si loin
De chez nous
 
Rien ne s'arrête...
 
La vie nous entraîne
Sans arrêt
Et sur nos yeux ne sème
Que des regrets
Où sont passés les rêves de notre enfance
Les paysages dessinés par les anges en silence
 
REFRAIN
Rien ne s'arrête
D'autres vies continuent
D'autres parler sans taire
Pour ceux qui se sont tues
Rien ne s'arrête
Les amours se décollent
Et même si l'on regrette
Le temps lui continue son vol
Rien ne s'arrête
 
La vie s'avance
On fait des erreurs
Mais pas dans l'sens
Qu'indiquait notre coeur
On se dit : "Cette fois j'ai compris"
Et l'on s'en tête à l'infini...
 
REFRAIN
 
On a eu en nous tant d'espérance
Malgré la peur
Même si nos rêves s'achèvent en silence
Je crois qu'ils continuent ailleurs...
 
REFRAIN x 2
 
(C. VIE / D. MANET) Editions : Strictly Confidential / Emi Music Publishing Réalisé par Robin MILLAR

 

COFFRET 2 VHS ou 2 DVD

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Patricia Kaas

« Je sais qu’on m’aime »

 

Un premier best of et un premier rôle au cinéma. Patricia Kaas est à un tournant crucial de carrière. Confidences d’une artiste bien dans sa peau.

 

- Est-ce que cela a été difficile d’éliminer des titres pour le Best of ?

- Ma maison de disques voulait déjà, il y a huit ans, que j’en sorte un, mais je trouvais ça prématuré. Et puis, je n’aime pas l’idée du « meilleur » d’une carrière, je préfère dire « le plus connu ». Avec plus de temps, le choix des morceaux s’est fait naturellement et presque dans l’ordre du succès, sauf pour « Mademoiselle chante le blues », qui est la dernière version, très acoustique, sur scène.

- De quand date « Rien ne s’arrête », la seule chanson inédite de l’album ?

- C’est un morceau récent et simple que j’ai choisi comme un clin d’œil à mon parcours de 1987 à aujourd’hui. Si c’est d’abord une chanson d’amour positive -on peut se séparer, mais la vie continue-, elle symbolise aussi qu’à l’heure d’un best of, je pense déjà à la suite.

- Reprendre certains titres anciens vous procure-t-il toujours le même plaisir d’interprète ?

- Les plaisir est intact à partir du moment où les arrangements changent. J’aurais, par exemple,, du mal à refaire la version originale de « Mon mec à moi ». Mais je ne rejette pas le passé et il faut juste savoir évoluer avec le temps.

- Trois mélodies marquantes de votre carrière…

- « Mademoiselle chante le blues », car tout à commencé avec elle. « Il me dit que je suis belle », qui marque la rencontre avec Jean-Jacques (Goldman, NDLR) et, enfin, « Entrer dans la lumière ». Même si ce n’est pas un texte triste, comme je l’ai dédié à mes parents disparus, il garde donc pour moi une certaine résonance.

- Pourquoi avoir choisi certains titres en version scénique ?

- « Les chansons commencent » avait plus la pêche en « live ». «L’ aigle noir » n’existe que comme ça et il a marqué le public. J’ai interprété ce classique de Barbara avec Pascal Obispo pour les Restos du Cœur. Ensuite, on me l’a réclamé sur scène. Donc, avec mes musiciens, nous l’avons ajouté. « L’Aigle noir » s’est presque imposé de l’extérieur.

- Quel est le bilan de ces quatorze années de chansons ?

- L’important c’est de durer ! Au début, on attend avec peur les chiffres des ventes, mais, ensuite, même si le dernier disque s’est moins vendu que les précédents, on retient surtout l’amour du public. Je sais qu’on m’aime. Cette fidélité et cet amour me touchent. Si demain je vends moins d’albums, je réagirai différemment sans doute. Mais je vis au présent, donc je ne me pose pas la question.

- A quand un nouvel enregistrement ?

- Pas avant 2003. En revanche, juste avant la sortie du film de Claude Lelouch, nous publierons l’album des chansons qui sont dans l’histoire, c’est-à-dire des reprises en anglais de grands classiques français : Ne me quitte pas, Mon homme, Et maintenant, Love Story ou encore Les feuilles mortes…

 

Propos recueillis par François Cardinali

TV Hebdo n° 761 du 2/11/2001

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CRITIQUES

 

En 1987, une petitre blonde née à Forbach et découverte par Elisabeth Depardieu cassait la baraque avec un titre à contre courant de la production du moment : Mademoiselle chante le blues. Tube d'un jour pouvait-on penser... C'était compter sans le talent et la force de travail de Patricia. Tube après tube, la jeune femme un peu gauche s'est battue pour se métamorphoser en véritable bête de scène, sexy et charismatique, que le monde entier nous envie. Devenue la meilleure ambassadrice de la chanson française à l'étranger, Kaas a surtout eu le mérite de choisir des chansons en accord parfait avec sa voix puissante et rauque, mais surtout avec son tempérament et son inmage de femme forte et fragile, volontaire et blessé à la fois. Certe, après avoir chanté Bernheim/Barbelivien, Lavoine ou Goldman, certains pourront se déclarer déçus de sa nouvelle orientation artistique avec un album plus ambitieux et moins populaire, composoé par Pascal Obispo (Le mot de passe - 1999). Mais personne n'osera mettre en cause l'intuition ou la sincérité d'une chanteuse qui a véritablement grandi sour les projecteurs, encore moins son souci de se renouveler en parfaite harmonie avec ses goûts propres. En attendant l'album de reprises issues de son film avec Clude Lelouch annoncé en 2002, c'est en dix-sept tubes imparables, l'itinéraire execeptionnel de Mademoiselle que retrace cette première compilation. Du moins officiellement, car ses nombreux lives sortis en alternance systématique avec des albums studio ont, de fait, toujours plus ou moins fait office de Best Of. A noter en bonus, l"inédit Rien ne s'arrête signé C. Vie/D. Manet qu'on imagine prémonitoire d'un avenir encore plus brillantissime.

 

E.C. Platine n°85 - Novembre 2001

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PATRICIA KAAS

« Une femme libre, ça effraie les hommes »

 

La Française préférée des Français casse son image mystérieuse et solitaire. Enfin épanouie à 35 ans, la célibataire la plus convoitée de l’Hexagone croque la vie à pleine dents. Confidences.

Artiste record. Avec quatorze millions de disques vendus à travers le monde, Patricia Kaas est la chanteuse francophone la plus connue à l’étranger. Son premier film « And nos Ladies and Gentlemen », réalisé par Claude Lelouch, sera à l’affiche en mars prochain. Et son best of « Rien ne s’arrête », sorti le 9 octobre, est déjà disque d’or en France. Un nouveau triomphe pour elle. Solitaire, triste, mystérieuse, la Lorraine collectionne les étiquettes. Pourtant, dans sa vie privée, elle semble heureuse. Célibataire, malgré les rumeurs, mais enfin épanouie. En novembre 2001, nous l’avons rencontrée dans un hôtel parisien au lendemain de son retour de Londres, où elle venait de finir l’enregistrement de la BO du film. Patricia Kaas est le genre de femme qu’on vouvoie. Un statut de grande dame qui pourrait finir par lui peser.

 

- Votre best of s’intitule « Rien ne s’arrête »… Pour rassurer vos fans qui vous voient partir vers le cinéma ?

- Ce best of, ce n’est pas pour tourner un page. Après quatorze ans, ma relation d’amour avec mon public n’est pas près de s’arrêter. A partir du moment où on est connu dans la musique, dès la première ou la deuxième année, on reçoit des propositions de films. Jusqu’ici, j’avais toujours refusé.

- En quatorze ans, comment a évolué Patricia Kaas ?

- La différence se situe sur scène. On me disait froide, timide. Dans mon dernier concert, je parle enfin aux gens. Plus que les chiffres de vente, ma vraie réussite, c’est de tenir si longtemps.

- Claude Lelouch dit que vous êtes « une femme pleine de cicatrices ».

- Que j’ai sûrement dans mon regard. Ces cicatrices existent : je viens d’une grande famille, d’un milieu modeste. J’ai perdu ma maman et mon papa très jeune. A 20 ans, j’ai dû construire ma vie moi-même. Ça se lit dans le regard. On dit parfois de moi : « Même quand elle sourit, elle a une certaine tristesse. »

- Vous avez réalisé le souhait de votre mère, qui vous avait dit : « J’aimerais te voir grande ! »

- Peut-être que si ma mère n’avait pas eu cette maladie, je ne serais pas là. Je n’aurais pas eu cette volonté.

- La fille que vous jouez pour Claude Lelouch, c’est vous ?

- Jane me ressemble. C’est une fille assez triste, déçue par la vie, par ses amours. Elle gagne sa vie en chantant. Lelouch et moi avions aussi tous les deux envies de grandes chansons françaises réarrangées et enregistrées en anglais. C’est ainsi qu’est né la BO du film.

- Vous ne vous reposez donc jamais ?

- Quand on a pris son petit déjeuner à 3 heures de l’après-midi, qu’on a zappé mille fois devant la télé, on s’ennuie… Et on n’a rien fait de concret.

- Vous ne vous épanouissez donc que par le travail ?

- Peut-être.

- Aujourd’hui, on fabrique des stars de la chanson à vitesse grand V à coups d’émissions de télé.

- Ces émissions permettent à des gens de montrer leur talent. Il n’y a plus d’auditions, et la cassette qu’on envoie a une chance sur cent d’être écoutée. Ce qui me dérange, c’est qu’on colle à une gamine de 17 ans, qui a fait un tube, des bodyguards et une limousine. C’est ridicule, c’est faux ! Moi, c’est la scène qui me faisait rêver.

- Vous avez souvent changé d’allure.

- Aujourd’hui, mon look et ma coupe de cheveux des débuts me font rigoler. Comme ce mimétisme avec Marlène Dietrich… Il y avait des maquilleurs, des coiffeurs qui s’occupaient de moi et je pensais qu’il savaient ce qu’ils faisaient. Je n’étais pas bien dans ma peau. Je me suis cherchée en oscillant entre le glamour et le très moderne comme à l’époque de l’album « Dans ma chair ». Aujourd’hui, je suis plus sexy, car plus naturelle.

- Pourquoi avoir posé avec Jeremy Irons de manière si complice ?

- Nous étions conscients des retombées. Je voulais une photo pour la pochette du best of, de dos avec un bijou. Je devais être torse nu. Comme on a fait cette séance pendant le tournage, le même jour, il fallait aussi faire des photos avec Jeremy. La mise en scène était jolie, on s’est dit pourquoi pas. Après, ça peut être interprété.

- C’était évident…

- Dans le clip « Il me dit que je suis belle », j’embrasse un mec, ça n’a jamais posé de problème. Je ne vis avec personne, alors les gens cherchent.

- Vous avez été épargnée par les ragots.

- J’ai vécu six ans avec le même homme. La première année, on nous a pris en photo, la deuxième c’était toujours la même, la troisième aussi… Avec Jeremy, il y a eu cette photo du bisou volé à la sortie du China White, un club londonien… Ce n’était que le bisous d’au revoir de la fin de tournage. Autour s’est créée une histoire. Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Moi, ça ne me pose pas de problèmes, je n’ai personne dans ma vie. Mais Jeremy est un homme marié !

- Vous faites peur aux homme ?

- La femme indépendant fait peur. La femme connue complexe les hommes. Une femme qui va seule dans un bar boire un verre, c’est encore plus louche. Quand je bois un verre avec quelqu’un de sympa, je sens qu’il a une petite appréhension. Mais je comprends ce genre de réaction. En 1990, quand Alain Delon m’a demandé de l’accompagner au Festival de Cannes, je me suis dit : « Moi, avec un mec comme ça… » alors qu’il ne m’avait rien demandé d’autre !

- Comment vous séduire ?

- Je n’en sais rien. Ça étonne que je sois célibataire. Mais bon, je ne suis pas à plaindre. Je suis heureuse.

- Pourquoi vivez-vous à Zurich ?

- J’y vis depuis un an. Je voulais m’arrêter un moment, ce que je ne pouvais pas faire en France car, ici, si on m’appelle pour faire une télé, un concert, j’accepte car j’aime ça. Et puis j’aime le côté franco-allemand de Zurich qui me rappelle mon enfance. Je suis plus proche de ma famille.

- Et l’anonymat ?

- Non, j’ai choisi un pays où on me connaît un peu. Ça fait partie de ma vie que l’on m’arrête dans la rue.

- Si vous écriviez l’histoire de vote vie ?

- Ce serait l’histoire d’une personne qui vivait dans l’ombre de quelqu’un, qui s’est cherchée et qui aujourd’hui s’est trouvée.

 

Recueilli par Matthias Gurtler

VSD N° 1267 (du 6 au 12 décembre 2001)

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Premier bilan

Déjà 14 ans que Mademoiselle chante le blues. Même si les accomplissements se sont succédé, Patricia Kaas n'a pas vu le temps passer. Avec la sortie de Rien ne s'arrête, son premier bilan de carrière sur disque, c'est avec fierté que la chanteuse jette un coup d'œil derrière elle.

Mon mec à moi, Quand Jimmy dit, Les hommes qui passent et Il me dit que je suis belle sont autant de succès qui se retrouvent sur cette compilation comportant 18 titres placés en ordre chronologique de parution. Autant de chansons dont les premières notes évoquent à tous coups la voix sensuelle et jazzy de la chanteuse... « Il y a des années que ma maison de disques me demande de faire une telle compilation, mais je préférais attendre d'avoir suffisamment de chansons connues. Après tout, un album-compilation, c'est comme un album de photos. Chaque chanson est une image du temps qui passe. C'est d'ailleurs pour ça que je les ai mises par ordre de sortie. Il y a aussi que je n'aime pas les best of sur lesquels il n'y a que quatre ou cinq chansons connues. Je trouve que de le faire maintenant, c'était bien, que le moment est bon », a expliqué la chanteuse plus tôt cette semaine. Inévitablement, cette rétrospective a forcé la chanteuse à porter un regard critique sur le chemin parcouru... « Je n'ai aucun regret. Des fois au niveau du look, mais je suis heureuse de constater que j'ai évolué. Au fil des albums, on voit l'ado qui devient glamour, puis très mode... On sent que je cherche. Puis, finalement, on regarde la photo du best of et on trouve que je ressemble à cette personne », soutient celle qui a vendu 14 millions d'albums en carrière. Cette évolution, Patricia Kaas la doit au travail qu'elle a fait sur sa personne. Longtemps, elle a cherché à briser l'idée fausse que les gens se faisaient d'elle. Aujourd'hui, elle pense être arrivée à un certain équilibre. « S'il y a un bilan que je puisse faire, c'est que ce décalage qu'il y avait entre la personne en face de soi et la personne sur scène, qui passait par la timidité, la confiance, ces deux personnes, ce n'était pas bien. Avec les années, je ne vois plus ce décalage. » Comment est-elle parvenue à une telle transformation ? « Ça s'est fait inconsciemment. Je n'ai pas de mode d'emploi à donner. À part que je me suis beaucoup observée. Il y a beaucoup de choses qui contribuent à façonner l'opinion des gens. Je suis autre chose que ce qu'on voit à la télé. Ne serait-ce que la façon dont je bouge, que j'ai corrigée un peu... Le reste, c'est quelque chose qui s'est fait naturellement. » Tout comme le passage d'un style musical à l'autre. Au fil du temps, la chanteuse a embrassé une palette de couleurs musicales allant du blues au jazz en passant par la pop... « J'ai toujours aimé les choses différentes. Je n'aime pas être cataloguée. C'est comme pour les vêtements. Des fois, j'aime être sportive, des fois j'aime être élégante. Comme je n'écris pas mes chansons, je travaille avec des gens différents. Ça explique un peu les différences dans le style. Tout dépend de comment on se sent quand on enregistre et des influences que l'on a au fil des années. Pour moi, la musique, c'est quelque chose de très large, mais les bases ont toujours été les variétés françaises. » Patricia Kaas s'est elle-même investie dans la préparation de cet album, dans son packaging. C'est elle qui en a assumé la direction artistique et qui y a ajouté la pièce inédite dont il tire son nom. « Parmi toutes les chansons que je reçois, je trouvais celle-ci plutôt sympathique. Autant dans les paroles que dans la mélodie. Je la voulais comme ça, positive. C'est une chanson qui dit que même quand il y a des séparations, la vie continue. Je trouvais le clin d'œil intéressant entre cette chanson et les 14 dernières années. » Même si elle fait une pause de la musique en 2002, séparation ne veut pas forcément dire divorce pour Patricia Kaas. La chanteuse profitera des prochains mois pour faire la promotion de And Now Ladies and Gentlemen, le dernier Claude Lelouch, dans lequel — une première — elle tient un rôle. Elle prête également sa voix à la trame sonore de ce long métrage, une collection des chansons françaises les plus connues (Un homme et une femme, Ne me quitte pas, Les Feuilles mortes, Les Moulins de mon cœur, etc.) traduites en anglais. « L'année dernière, je me disais que 2002 serait une année sabbatique. Mais tous les gens qui sont autour de moi me disaient qu'après 14 ans de travail sans interruption, je ne serais jamais capable de le faire... Puis, le projet de film et de la musique du film est arrivé. L'année prochaine, je me consacrerai à en faire la promotion. » Premier rôle féminin Cette proposition est arrivée comme un cadeau pour Kaas, qui n'a pas reculé devant le défi. « Ça me faisait forcément un peu peur de jouer, puisque je n'avais jamais fait cela de ma vie. Mais c'était un projet qui me plaisait. En plus, Claude Lelouch me confiait un premier rôle féminin. Et j'avais le temps de m'y consacrer. » Entourée d'acteurs tels que Claudia Cardinale, Jeremy Irons et Thierry Lhermitte, la chanteuse savait qu'elle ne serait pas déçue. « Ils m'ont donné tellement de générosité ! Quand Claude Lelouch est à côté de toi et qu'il dit aimer ta spontanéité, tu sais que tu as fait le bon choix. Il voulait que je joue une personne qui me ressemble. C'est ce que j'ai fait. J'ai adoré cette expérience, mais je veux garder cela comme quelque chose de rare... » La musique demeure la priorité de Patricia Kaas, qui a à peine jeté un coup d'œil aux rushes du film. «Jusqu'à maintenant, je n'ai pratiquement rien vu. Je n'ai pas voulu voir jusqu'à ce que le film soit pratiquement fini. C'est un film dans lequel je joue le rôle d'une femme amnésique très cernée. Se voir dans un film, c'est comme quand on enregistre un message sur le répondeur et que l'on s'écoute... Je ne sais pas du tout ce que ça va donner, mais l'important c'est que Claude soit content. Après tout, il a pris plus de risques que moi dans cette histoire. » En 2003, Patricia Kaas entend faire un retour sur disque. Pour elle, un best of, ça ne représente pas nécessairement la fin... «C'est génial et motivant. Le succès, c'est une chose. Le vrai défi, c'est de pouvoir rester longtemps. Pour moi, le succès, ça ne se calcule pas en chiffre de vente, mais dans le fait de pouvoir exister comme artiste, de pouvoir partager sa passion avec le public. » S'il ne lui restait qu'un fantasme musical à réaliser, quel serait-il ? « J'aimerais faire un duo avec George Michael. Si je pouvais faire cela, ce serait un beau rêve réalisé... »

Kathleen Lavoie

Le SoleilQuébec

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Patricia Kaas, star de cinéma!

Elle avait voulu prendre une année sabbatique et ce fut le moment que Claude Lelouch choisit pour la faire tourner devant sa caméra! En attendant de découvrir Patricia Kaas au cinéma, au printemps prochain, on se réécoute ses plus grands succès réunis en un best-of. Rencontre à Paris, par Joëlle Lehrer, envoyée spéciale.

Les salons de l'hôtel Costes à Paris sont remplis de stars. On ne sait si c'est parce qu'elles aiment s'y croiser que, le même jour, on peut tomber sur Mylène Farmer prenant un verre avec Robert DeNiro et Isabelle Adjani mangeant des croissants toute seule... En tout cas, on est rarement déçu quand on vient ici. Le jour de notre interview avec Patricia, on a pu saluer Zucchero et Guillaume Canet, l'un des nouveaux séducteurs du cinémafrançais.

Contrairement à la plupart de ses confrères, Patricia n'avait encore jamais sorti de best-of! En quatorze ans de carrière... On le sait, l'idée d'un best-of émane, en général, de la firme de disques, pas de l'artiste lui-même. Dans le cas de Patricia, depuis des années, elle repoussait lebest-of car, elle attendait, dit-elle, d'avoir suffisamment de chansons que les gens connaissent vraiment.

"Je n'aime pas les best-of où il y a cinq chansons connues; et le reste, c'est du remplissage." Patricia ne sait pas trop ce qu'est un hit, "une chanson qui s'est beaucoup vendue ou que l'on a beaucoup entendue ?", mais elle en compte au moins dix-sept sur ce C.D. qu'elle a voulu simple d'allure. Il compte, cependant, un titre inédit, fruit du travail d'auteurs ayant déjà fait leurs preuves auprès d'Hélène Ségara. "Rien ne s'arrête", cela dit simplement que lorsqu'une histoire d'amour se termine, on peutpasser à autre chose, tout ne s'arrête pas.Une pensée pour son ex, le Belge Philippe Bergman, avec qui elle aura, certainement, vécu une belle histoire...

"Je me suis sentie aimée"

Si ses premiers pas sous les projos se firent sur la musique de Mademoiselle chante le blues, Patricia estime que son premier vrai gros succès populaire est Mon mec à moi. "Aujourd'hui, cela me fait bizarre d'entendre cette chanson dans les arrangements de l'époque. Mais je sais qu'encore maintenant, c'est une des chansons les plus appréciées du public, y compris du public jeune." Lorsqu'on jette un coup d'oeil aux chansons retenues, on s'aperçoit immédiatement qu'il y eut une période Barbelivien, une période Goldman et une courte période Obispo. "Je ne sortirai pas de nouvel album studio avant 2003; donc, je n'ai encore aucune idée des auteurs et des chansons que je retiendrai. C'est encore très loin. Je suis très ouverte à toutes les propositions. Mais, d'ici là, je sortirai un album-concept avec toutes les plus grandes chansons françaises interprétées en anglais! Elles ont été choisies par Claude Lelouch et arrangées par Robin Millar, avec qui j'avais déjà travaillé dans le passé. Parmi ces chansons, il y a, évidemment, "Ne me quitte pas", "Que reste-t-il de nos amours?", "Les feuilles mortes","Hier encore j'avais vingt ans."' Dans And now ladies and gentlemen, le film de Lelouch, Patricia incarne une chanteuse de piano-bar. Son premier rôle au cinéma."La seule fois où j'avais accepté un projet de film, c'était pour une bio romancée de Marlène Dietrich réalisée par Stanley Donen; mais, malheureusement, il n'avait pas trouvé le financement pour le faire." D'après sa principale interprète, le film contient des éléments de polar, de comédie musicale et de romance. "Au début, j'avais peur. Je me souviens des premiers jours où je me retrouvais entourée de Lelouch, Claudia Cardinale et Jeremy Irons, tout ce monde du cinéma que je ne connaissais pas. J'espérais être à la hauteur. J'ai eu de la chance parce qu'ils sont très généreux. Je me suis sentie aimée"

"Qui est cette femme dans les bras de Jeremy Irons?"

Patricia pense déjà à la promo de ce film encore en cours de montage..."J'aimerais donner des petits spectacles avec les chansons du film. Je pense à une petite tournée. Au lieu de faire soixante dates en France, j'en ferai dix; et, plutôt que de chanter au Zénith, je choisirai des salles plus intimes. J'envisage de venir aussi en Belgique. Ce sera une petite parenthèse dans ma carrière." Une rumeur, largement véhiculée par la presse à potins, a fiancé Patricia avec son partenaire de cinéma, le Britannique Jeremy Irons. "On a fait le dîner de fin de tournage à Londres. Quand on est sorti de l'établissement, on s'est donné un petit bisou sur la bouche. Une image que les paparazzis anglais n'ont pas ratée. Là-bas, les titres de la presse étaient: "Qui est cette femme dans les bras de Jeremy Irons? En tout cas, ce n'est pas sa femme!" Quand on travaille autant avec des gens pendant quelques mois, c'est normal de se faire un petit bisou sur la bouche." Pour que l'info soit complète, Patricia embrasse aussi Lelouch... Plus sérieusement, l'expérience a plu à la demoiselle mais elle ne fantasme pas déjà sur une double carrière. Ses rendez-vous avec la scène et son public commencent à lui manquer. Pour la première fois depuis qu'elle bosse, Patricia a tenté une année sabbatique, amputée toutefois par les mois de tournage. "Les deux premiers mois, c'était génial. Je n'avais pas de planning. Mais, après, je me suis un peu ennuyée. Quand on ne fait rien, on n'est motivée par rien. J'étais fatiguée de ne rien faire." Une question de pratique, sûrement. Patricia Kaas chante depuis l'âge de huit ans...

Joëlle Lehrer.

 

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